lundi 30 mars 2015

Faut-il égaliser les sexes ?


En mars, pour la journée de la femme bien que l'on sache que les femmes viennent de Vénus, les hommes portaient du rouge à lèvre.
En juin, inspirés par la prestation du gagnant de l'Eurovision Conchita, et afin de lutter contre les discriminations, les hommes portaient la jupe.
J'appréhende la rentrée, le passage au calendrier grégorienne, l'interdiction du bleu, la pilule pour tous, l'égalisation des sexes et des cheveux.

mercredi 18 février 2015

Oscillation de la tête


Bonjour pharmacienne du quartier, vous vendez des brosses à dents électriques ?
Oui alors j'ai plusieurs modèles, je vous conseille le plus cher, parce qu'il est plus cher.........… également parce qu'il a trois vitesses de rotation, plusieurs programmes, et un voyant qui s'allume si vous appuyez trop fort la brosse contre les dents.
Ok, est-ce que ce modèle a un GPS ?
Un quoi ?
Un GPS.
Non…
Alors je prends la moins chère.

dimanche 18 janvier 2015

Une prose café


Après avoir pris le RER A et bu la tasse dans un bain de foule –traversé en nage.
Nous n’étions pas pour autant au bout de notre voyage et de nos peines, seulement au bout du rouleau.
Nous en avions assez ! Mais pas suffisamment pour tapisser la gare d’espoir ou notre vie en rose.
Il nous restait deux heures à broyer du noir et à tirer, avant le coup de sifflet annonçant l’arrivée de notre train.
T’avais l’air tellement crevée que si j’avais eu une pelle dans mon sac à dos, je t’aurais creusé une tombe.
Mais je n’avais la force de rien, j’étais aussi claquée qu’un muscle, j’avais du mal à me maintenir droite sur ma chaise, tout me semblait à bascule
Nous étions au bord de tomber –de sommeil.
Quand tout à coup, tu t’es toute illuminée à la vue d’un gobelet-logo-Starbuck.
Tu n’aurais su dire si c’était une femme qui le tenait dans sa main, ou le gobelet qui la main-tenait, en vie. 
Tu m’as dit « viens ! », j’étais loin de m’imaginer que le chemin menait arôme.
« Deux caffè americano, s’il vous plaît ! », ce fut instantané.
Une claque, mais pour le coup, j’aurais bien tendu l’autre joue.
Un rush, Paris était belle, la vue, toussa, la vie, aussi.
Même bousculées par des flics -ne fumant pas au bon endroit, « gare à vous ! »
Nous en sommes simplement sorties, mais pas de nos gongs, tout était ouaté, amortis, nous étions dans du coton.
C’était doux et acide comme la pluie, quant à la nuit, elle était tombée sans un bruit.
Je buvais mon café, un café clochette, ding diding diding
Tu étais dans le même état que moi, second, voire troisième.
Si nous étions tombées, c’était pas de sommeil, c’était en enfance.
Un grain de café c’était coincé dans le sablier, le temps avait suspendu son vol, le temps n’existait pas, juste toi, moi.
Nous étions connectées, nous étions en wi-fi.
Je ne savais plus si c’était moi ou bien Paris qui clignotait.
À quoi nous tournions ? Nous tournions sur nous-mêmes, façon derviches tourneurs, aussi frappées qu’un café.

dimanche 11 janvier 2015

Peace


Les temps sont durs.


Je crois que le moment est venu de prendre une aiguille, de se piquer le doigt, et de mélanger notre sang. 


Courage à tous