vendredi 26 juin 2009

Cherchez l'intruse

La revue numéro 6 du Zaporogue, dirigé par Sébastien Doubinsky, est de sortie !


Téléchargeable gratuitement,
ou que l’on peut Acheter

Avec :

Que des gens très bien ! Sauf un, un gen,

Car, si « gen » est un verbe qui s’accorde avec le nom qui suit et, qu’en l’occurrence, il y en a beaucoup, il faut toujours une exception pour confirmer la règle.

JERRY WILSON – THIBAULT DE VIVIES – ANDRÉ ROBÈR – CATHY YTAKTABISH KHAIR – MÉTIE NAVAJO – DÉBORAH REVERDY VS ENTORTILLÉESTEPAN UEDING – LIONEL OSZTEAN – LUC BARANGER – DANIEL LABEDAN – JEFF SYLVA – ALEX SCHREIBER – JONAS LAUTROP – JEAN-FRANÇOIS MARIOTTIANNE-SYLVIE SALZMANMARC BRUNIER MESTAS – JOHANNES HØIE –YANNIS LIVADAS – BLANDINE LONGRE – ERIC BEAUNIE – CELINA OSUNAFRANÇOIS BONNEAU – SOFIUL AZAM – MYRIAM GALLOT – OLE WESENBERG NIELSEN – CHRIS ROBERTS – OLGA ZERI.


Comme je le disais, la revue est disponible par Ici !

Et ce d’un simple clic a-droit

De ta souris,

Et moi jusqu’aux oreilles :)

Même si on n’dirait pas,

À ne pas me voir,

Comme ça…

Pour en savoir plus :

http://www.zulma.fr/visagevert/?p=170


… sur le Créateur du Zaporogue :

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/25/entretien-avec-sebastien-doubinsky-createur-du-zaporogue.html

Et enfin : le site Le Zaporogue

.

Bonnes lectures !!


L e Blog fait une pause pour déraison évidente…

mercredi 27 mai 2009

Franc Je

« Juste écrire mais écrire juste : un jeu

Comme si parler à la première personne du singulier était un aveu !

Écrire c’est affirmer le superflu en taisant l’essentiel, l’essence même

Les mots ne sont qu’esquives, de sourires, esquisses de souffrir

Ouvrir les battants de son cœur tout en sachant qu’on y tiendrait jamais à plusieurs

Écrire c’est avorter sans cesse, se dépeupler à vue d’œil sous un masque grotesque

Seul le nombre me trahira, seule à chercher la sortie pour y mourir un leurre

Écrire c’est une façon de ne jamais exister tout à fait, dans les faits, c’est du vent

Se poser à la fenêtre et regarder les jours tomber tout en imaginant comment ?

ça pourrait bien ou mal se terminer, mais avant :

Laisser une trace de son passage et des coquilles sur une page

Les escargots sont des écrivains nés, l’encre : de la bave

Écrire c’est fuir l’instant, être en retard sur le présent

Écrire c’est une feuille ramassée quand l’automne est passé

Déjà l’arbre coupé, et l’herbe sous les pieds

De nez au destin, mais ne pas voir plus loin

Que les lattes du parquet fleurirent à tout moment

Écrire c’est l’éclair qui vient fendre le ciel lorsque l’orage a cessé

Écrire c’est perdre le temps qu’il fait à le décrire

Répondre à des questions que personne n’a posées

Écrire c’est pas l’instantané mais l’instant d’après

Écrire c’est discuter tout seul son rêve à partager

Écrire c’est se branler et t’inventer participer

Tâcher d’encre et de tout comprendre

Écrire c’est toute ma vie que je peux déchirer, multiplier, brûler, froisser, recommencer, à l’envers, à l’envie, lui résister, une parade, à l’infini,

La vie s’écrit sans moi, c’est pour ça qu’j’écris pas, mais que j’des cris perçants sur une page un peu dur de la feuille qui rêve de s’envoler en hurlant : « C’est quelle couleur la peur ? »


J’écoute : http://riencompris.net/

lundi 25 mai 2009

Au fond

« J’pensais y mettre la forme mais par chez moi touche à sa fin

Donc si jamais tu cherches rien : ça tombe très bien j’suis partie pour

Déjà, mon temps au dépourvu et son poult à rebours

Les aiguilles tournent en ronds parce qu’elles s’ennuient, moi pas

Alors j’écris en courant, d’air et vite, à ma perte, de vue?

Je fixe le plafond, comme s’il ne l’était pas

Je le voudrais voler plus bas, plus bleu et sans barreaux

Là tout d’suite : du berceau au cimetière, combien de pas ?

Tandis que certains rêvent la lune à décrocher, moi j’rêve qu’il m’en reste un

Fermer l’œil de la nuit, ou le crever, tu vois ?

C’est pas du noir qu’j’broie, c’est la palette entière –nuance

Longtemps, j’me suis d’mandée c’qu’y faisait sombrer la nuit, pas toi ?

Ce soir j’ai une idée, qui pourrait bien

Ne pas être demain, ressembler aujourd’hui

Ailleur au singulier et nulle part exister

À moins qu’il change d’avis, le jour va bientôt se lever

Les paupières à ressorts ça devrait pas exister, pour commencer

Et pour en finir, très honnêtement ?

J’hésite entre somnifère. »

dimanche 10 mai 2009

D’la suie dans les idées

« J’l’ai su quand on m’l’a donnée

La vie est faite pour hurler

Même si le temps passe, les dents poussent

Et qu’j’avance mâchoires serrées

Moi j’veux crever comme je suis née

Dans un cri prématuré

Et les yeux en bataille

Et le cœur grand ouvert

Venir au monde en couleur, une flaque de sang à mes pieds

Qu’à son tour il vienne à moi, le voir se déplacer

Rien qu’une fois, la dernière, histoire qu’sans me retourner

Le couteau dans la plaie, j’puisse me tailler sans regret…

Mais le ciel s’obscurcit et ma nuit sombre dans l’oubli

Comme une idée : parmi d’autres un cri s’est perdu dans la vie.»


J’écoute : Swift Guad - La Mixtape avant l'hécatombe - 07/Freestyle animal

jeudi 30 avril 2009

Je veux tes yeux crever et tes tympans me lire

« J’ai passé l’éponge sur mon cœur mais quand j’l’ai essoré

Les larmes qu’il a versé ont éteint le brasier

Si je t’écris dans un nuage de fumée, saches que demain j’aère

Pour embarquer dans l’premier courant d’air

Et me tirer d’affaire plutôt qu’une balle dans la tête

M’arracher tout court et pas les ch’veux

Pour t’aimer avec des souvenirs parce que le pire à venir

Tu voulais mon avis ?

Tu peux l’garder, aujourd’hui c’est l’même prix

Je veux :

Moins d’verbes à conjuguer

« Aimer » ne plus exister

Des mots en l’air et m’y jeter

Que la question ne se pose plus, mais s’envole avec moi

Le temps qu’il ne fait pas

L’été l’hiver

Le contraire

Un rayon de lune et un quart du soleil

Attends… j’crois qu’j’ai oublié quelque chose

Ah oui : du vent ! du VENT !

- J’écris en chuchotant, j’me demande si ça s’entend… »


J’écoute : http://www.dailymotion.com/video/x20od4_programme-une-vie_music

Chutée d'amour

« Je suis toujours en train

De le rater, d’attendre le prochain

Et lorsqu’il tend une main

Je suis toujours en train

De ne pas voir venir le poing

J’insiste sur ce dernier : après m’avoir crevé les yeux

Il a cogné mon cœur si fort qu’il est couvert de bleus

Battu à mort, désormais plus que d’une aile

Du bruit pour rien, un bruit qui court

Après amour, rimer avec toujours

Tant pis, j’attendrai le prochain

D’un coup, deux mains, m’étrangler de chagrin. »

mardi 31 mars 2009

... les moutons

« Tu comptes pour moi, t’imagines pas combien

C’est pour ça qu’on a inventé l’infini

Pour que j’puisse t’aimer à perte de vue

Je crois pas qu’elle existe la ligne d’horizon

En tout cas, c’est pas ça qui m’arrêtera

Et mon cœur de battre, pour toi

Si tu venais à disparaitre, c’est aussi simple qu’un aller : tu partirais avec

Et tandis que je t’écris tout ça avec des miettes

J’regarde par la fenêtre de ma vie, les carreaux sont en pleurs

Tu t’éloignes à grands pas voir ailleurs si, mais moi, j’y serai pas

Je n’avais pas grand-chose à t’offrir, c’est vrai, mais tu pouvais te servir

À volonté, j’aurais tellement voulu, toujours compter

Combien m’en reste-t-il ? Et de nuits ? »